Enfin ! Voici la fin de mon incroyable aventure ! Suivra demain, l'épilogue ^^ !
Chapitre 11 : Pour l'amour avant tout...
Gony : Moi, je mettrais un terme à cette folie !
Telles furent les paroles de l’élu de l’épée. Tous le regardaient avec intrigue, ne connaissant rien de cette légende, ils se demandaient comment lui, pouvait la connaître.
Ce fût la question que lui pose Kotus.
Gony : Je ne la connais pas, mais si ça peut l’arrêter… je trouverais bien.
Seul Viajo semblait dégoûter de tous de qui se passait, aussi, pour venger la mort de sa sœur, lui seul devait détruire Lunick et personne d’autres. Et surtout pas une demi portion de Survivant qui n’avait pas réussit à battre une simple fille, certes avec des pouvoirs d’Arceus, mais tout de même. Il pensait qu’il aurait réussit, lui.
Quand au demi Giratina, il voulait le faire souffrir autant qu’il l’avait fait souffrir. Et pas question de l’attaquer de front non, attaquer sa petite protégée semblait une bien meilleure résolution. Marina avait l’air très vulnérable mentalement, même si elle était une demi pokemon légendaire. Une proie parfaite pour lui.
Mais il n’en montra rien, voulant garder ses plans secrets, après tout, il fallait laisser ce guignol s’occuper de Lunick pendant qu’il opérerait. Ainsi, il pria les autres de le laisser partir, afin d’amener le corps de la défunte au sous-marin des Chasseurs, et prévenir Kalista de la situation. A peine n’eu t-il le temps de dicter son souhait qu’il était déjà loin, portant Moon dans ses bras. Les autres le regardèrent partir et revinrent sur leur conversation.
Lewis tournait autour de Gony, examinant les moindres traits de l’épée, qui était couvertes de symboles runiques en tout genre.
Lewis : Ma parole, on dirait les marques sur les corps des Titans de Sinnoh, le Temps et l’Espace…
Aurore : Dans la mythologie pokemon, il y a Arceus, Dieu de la création, qui a crée notre planète en invoquant Crefadet, Crefollet et Crehelf. Et de l’autre côté se trouve Giratina, qui enlève cette vie donnée par Arceus. Donc…
Lewis : Si lui enlève la mort, la vie le détruirait-il ?
Aurore : Je crois qu’on est tous fixé…
Elle haussa les épaules, de toute façon, chacun savait qu’il n’y aurait pas d’autres choix.
Commença une nouvelle marche vers l’Arche des Ténèbres, cette fois-ci plus animée, toutes les conversations tournaient autour du futur plan.
Lewis : Et Marina ?
Kotus : Et bien quoi ?
Lewis : Elle l’aime ce garçon… on… ne peut pas faire ça…
Kotus : Et on va faire quoi ? Le laisser détruire le monde !
Lewis : On va la perdre à jamais !
Aurore : On trouvera bien un moyen…
Mais il était vrai que tous sans exception redoutait ce moment. Gony ne cessait d’admirer l’arme qu’il lui avait été amené, tout en se re-mémorrant les paroles du fantôme qu’il avait vu dans les catacombes de la tour : « Ce moyen, les Chasseurs te l’amèneront, mais, sache qu’avec ce moyen, tu ne devras pas reculer, même si c’est dur pour toi…mais aussi pour elle. » Qu’est ce qui serait si dur ? Le garçon se demandait comment faire pour libérer à la fois Marina, mais aussi son ami, puisqu’il n’était pas en cause dans les plans de Giratina, ou du moins que physiquement.
Aurore : On ne peut pas… même si c’est dur à admettre.
Elle avait lu ses pensées ? Ou parlait elle d’autre chose ? Tous les demi pokemon se retournèrent vers elle.
Aurore : On ne peut libérer ce garçon du mal qui le ronge maintenant… c’est trop tard.
Les Survivants et les Seborcs baissèrent la tête, quand soudain, une explosion retentit plus loin, vers l’entrée de l’Arche.
Lewis : C’était quoi ça ?
Gony : Allons voir !
***********
Pendant ce temps là, au fin fond de la pièce aux échecs, Marina attendait, assise contre une porte, fixant le sol qui devait être très intéressant, plus que les autres objets de la pièce. Quand tout d’un coup, la grande porte s’ouvrit lentement dans un grincement des plus sinistres. Lunick entra de nouveau dans cette pièce sombre, et la traversa, cherchant la jeune fille du regard d’un premier temps, et autre chose d’un deuxième.
Son attention se porta sur le derrière de la lourde porte, où quelques sanglots se faisaient entendre, il s’en approcha, et y découvrit Marina, assise, pleurant. Terrorisée par les choses, la jeune fille n’avait cessé de pleurer depuis qu’il était entré.
Enfin, elle se jeta à son cou, comme soulagé d’un poids qui pesait des tonnes.
Marina : J’ai cru que tu n’en reviendrais pas…
Lunick : Celui qui me vaincra… n’est pas encore né !
Elle le regarda dans les yeux, un sourire malicieux aux lèvres, et l’embrassa avec passion, ne prenant pas la peine d’effacer ses larmes.
Mais le garçon la repoussa étrangement.
Marina : Qu’est…qu’est ce qui te prends ?
Le demi Giratina ne prit même pas la peine de lui répondre. Il se leva, la contourna sans même un regard, Marina remarqua que ses yeux étaient froids, sombres, même tout en lui, semblait avoir changé en quelques secondes. Il l’avait dépassé, comme si elle n’existait plus.
Elle le regarda traverser la pièce tout en long, se dirigeant vers une sorte d’orgue géant, tout doré et de symboles vêtu.
Lunick s’était arrêté devant une poignée, dont les ornements ressemblaient en tout point à ceux du gigantesque instrument. Ces symboles, intriguait par ailleurs plus la demi Crefadet, que son petit ami.
Aussi, la jeune Survivante s’approcha, un pincement à l’estomac.
Marina : Qu…qu’est ce ?
Lunick : Et bien…
Il effleurait lentement la poignée du levier, le tout avec un geste souple, tendrement, comme s’il caressait la peau douce de sa bien aimée.
Lunick : Pour faire simple, disons que c’est le début d’une longue descente aux Enfers…
Marina : De quoi parles-tu ?
Lunick : Cet instrument, aussi géant soit-il, se nomme « L’Appel », et d’om le nom, tu te doutes bien que c’est grâce à cela que les portes de l’Arche s’ouvrent.
Marina : Elles s’ouvrent seules, sous ton commandement, Lunick…
Lunick : Je ne parlais pas des portes d’entrées, mais bel et bien de la porte des Enfers.
Marina : Tu veux les ouvrir pour que les âmes perdues entrent enfin dans l’autre monde ?
Le concerné la regarda, et ne pût s’empêcher de rire. Marina elle, en avait des frissons de ce rire glacial.
Lunick : Pauvre idiote, si j’ouvre ces portes, c’est uniquement pour faire sortir ce qui constituera une véritable armée qui détruira votre monde !
Marina : Tu m’as traité… d’idiote ? Ca ne te ressemble pas ! Qu’est ce qui te prends !?
Elle le prenait par les épaules, le forçant à le regarder dans le blanc des yeux. Le garçon lui sourit, yeux clos, prit son poignet et commença à le tordre assez violemment. Marina se crispa de douleur, mais c’est son cœur qui lui faisait le plus de mal, pourquoi réagissait-il ainsi ?
Enfin, il la lâcha, elle perdit l’équilibre et tomba à genoux par terre, se tenant le poignet droit.
Lunick : Être inférieur....
Marina : Qu’est ce que tu racontes, reprend toi ! Tu réalises ce que tu es en train de faire ???!
Elle pleurait, encore plus que pendant son absence, mais lui s’en contre fichait, il haussa les épaules et se dirigea vers le levier, qu’il prit avec les deux mains. Marina le regarda faire, essuyant ses larmes, les yeux grands ouverts.
Lunick : Il est temps de commencer le rituel…
Aussi, commença t-il a abaissé le levier, jusqu’à ce que Marina se jette sur lui pour l’en empêcher de force.
Marina : Jamais tu ne feras ça, redevient comme avant !!
Lunick : Lâche moi, espèce de…
Il l’éjecta avec son aura obscure, l’envoyant sur un mur où elle perdit sang et connaissance. Elle glissa le long de ce dernier avant de tomber sur le sol.
Lunick : Enfin libre !
Le demi Giratina prit le levier et l’abaissa d’une traite, enclenchant le mystérieux mécanisme de l’orgue, qui commença à jouer une sombre mélodie…
**************
Dehors, prêt de la porte principale, le son de l’orgue se fit entendre, d’une manière sourde, comme un cor qui résonne.
Lewis : Que se passe t-il encore ?
Plus loin, une autre lourde porte s’ouvrait, une porte sombre, rocailleuse, en son centre, un passage inter-dimentionnel aux couleurs cuivrées. Mais le plus important, étaient les drôles de créatures qui en sortaient, toutes aussi hideuses que décomposées.
Et cet horrible spectacle en horrifia plus d’un, aussi, Lewis et Aurore reculèrent-ils rapidement, pendant que Kotus formait son Laser Glace.
Kotus : Ils veulent jouer ?
Lewis : C’est hideux !
Aurore : Lunick a ouvert la porte… notre monde va être détruit…
Une main sortit de la terre pour agripper Aurore, une main décomposée, qui fût trancher par la lame de l’épée sainte.
Aurore : Merci…
Gony : Ca ira ?
Kotus : Va donc arrêter ce malade, on s’occupera de ça !
Le concerné acquiesçait d’un mouvement de tête, tandis que les quatre demi pokemon se préparaient à une rude bataille.
***********
Pendant ce temps, dans la tour, Viajo gravait quatre à quatre les escaliers du bâtiment principal, cherchant sa proie, quand il arriva dans la salle de l’orgue, où il ne vit personne.
Viajo : Continuons…
Il sortit de la pièce et grimpa jusqu’à la chambre de Marina, où celle-ci était allongée.
Il s’approcha de son lit et la contempla dans son sommeil réparateur avant de sortit un poignard.
Viajo : Ah ma belle demoiselle, aussi jolie que vous soyez, vous ne méritez plus de vivre…
Lunick :
C’est toi qui est complètement fou d’être entrer ici !Viajo se retourna, personne. Avait-il rêvé ? Non, car la voix lui reparla, mais il ne voyait personne.
Viajo : Où te caches-tu sale meurtrier ?
Lunick : Je ne suis pas celui que tu crois…laisse Marina, elle est aussi victime de ce complot que toi !Une sorte de fantôme se matérialisa devant le demi Florizarre.
Viajo : Que… qui es tu ? Tu lui ressembles tant…
Lunick : Je suis lui, en partit, seulement la bonne moitié et le corps qui ne m’appartient plus…Viajo : Alors tu paieras comme lui…
Il essaya de le poignarder et passa au travers.
Lunick :
Je ne suis qu’une âme, idiot !Viajo : Mais lui non…
En effet, il était passé à travers le garçon fantôme, pour frapper le vrai qui venait de rentrer, et dont le bras en sang coulait à flots. Il sourit tout de même.
Giratina : Je vois, un pauvre écervelé est venu nous défier… dommage qu’il ne m’entende déjà plus…
Il retira l’épée qu’il avait planté dans la poitrine du jeune demi Florizarre, ce dernier glissa sur le sol, expirant son dernier souffle.
Giratina : Je croyais t’avoir banni à jamais…
Le demi Giratina parlait à son semblable fantôme. Il leva l’épée vers lui. Son bras cicatrisa étrangement en quelques secondes.
Giratina : L’épée des Ténèbres tranche aussi les âmes… attention…
Lunick : Je veux seulement épargner Marina…Il s’assit à ses côtés, et la regarda. Puis leva un regard accusateur sur le garçon de chair.
Lunick : Elle ne te servira à rien !Giratina : Si ! Elle sera l’offrande pour détruire ce monde…
Lunick : Encore faut il que tu y arrives !Le fantôme se jeta sur son semblable mais se prit un violent coup d’épée sur le bras, il recula, blessé.
Lunick : Saleté…tu… il te le fera payer !Giratina : Le fameux « élu de la lumière » ? J’en doute !
Se retournant, le demi Giratina partit, laissant le véritable Lunick se lamenter sur le corps inanimé de sa petite amie.
Lunick : Pardonne moi… tout ce qui arrive… et ma faute…Il disparu finalement dans un nuage de poussières rouges. Marina se réveilla quelques minutes plus tard, et se releva lentement, ne se souvenant d’une seule chose : ce que Lunick lui avait fait. Aussi, elle se leva rapidement pour sortir de la pièce, mais trébucha sur le corps de Viajo. Et en le voyant ensanglanté, elle hurla, s’adossant au mur en pleurant, en suffoquant, toute cette horreur la dégoûtait.
Mains sur la bouche, elle sortit en vitesse, descendant maladroitement les escaliers, elle finit par arriver au pied de la Tour où elle vu ses amis se battrent contre des démons, des morts vivants, et autres créatures monstrueuses qui la fit hurler d’avantage. Le demi Crehelf la remarqua la première, suivit des autres.
Lewis : Marina ! Elle est revenue !
Aurore le débarrassa d’une taupe-garou, l’assaut de spectres sembla se calmer pendant quelques temps. Tous s’approchèrent, Aurore la première, se jeta sur Marina, la prenant dans ses bras.
Aurore : On a eu si peur, oh ! Mais tu saignes, ça va ?
Marina : Oui oui… ça va…
Elle avait une mine déçue, horrifiée, éreintée, tout pour qualifier qu’elle n’allait pas si bien qu’elle ne voulait le faire croire.
Aurore : Que se passe t-il ?
Soudain, ce fût la goutte qui fit déborder le vase, et Aurore se retrouva avec une demi-Crefadet en pleurs dans ses bras, tentant d’expliquer son aventure entre deux reniflements.
Marina : Lunick m’a frappé… il…jamais il n’a fait ça…jamais…pourquoi ?? Et Viajo…il est mort…je ne sais pas ce qui est arrivé… tout est si cruel…
Aurore : Calme toi, c’est finit…
Kotus : Tu parles ! Ca vient de commencer oui !
Aurore : Garde ton calme Kotus, elle est suffisamment secouée !
Aramik : Il a rejoint sa sœur alors… qu’ils reposent en paix tous les deux.
S’en suivit alors un long silence, mais de nouveau brisé par les attaques des zombies, tous furent obligés de rentrer dans la Tour pour se mettre à l’abri.
Marina les conduisit à l’étage, dans la salle où ils avaient tous été vaincus par le demi Giratina et ses sbires.
Lewis : À chaque fois qu’on en détruit, d’autres reviennent ! Ils sont immortels !
Marina : C’est cet orgue qui leur donne ce pouvoir de résurrection…
Kotus : Il suffit de le détruire alors ?
Marina : Oui…
Aurore : Ca va aller ?
Elle ne répondit pas, et se contenta d’aller inspecter la machine avec les deux Seborcs.